Blog

Nyheder fra vores skove, begivenheder og livet på EcoTree-holdet

Espèces invasives : le coût est énorme !

Espèces invasives : le coût est énorme !

Sous toutes leurs formes, les espèces exotiques envahissantes, que l’on appelle aussi invasives, coûtent des centaines de milliards d’euros chaque année et mettent en danger la biodiversité. Une équipe française a mis au point un outil de profilage, afin de les arrêter aux frontières. Ce qui ne résout que partiellement le problème.

Pour classer une espèce animale ou végétale parmi les espèces envahissantes, on s’appuie sur quatre critères, qui sont : l’origine de l’espèce ; sa capacité à se reproduire dans un milieu naturel ; sa dispersion géographique et son impact environnemental. Si la plupart des espèces exotiques ne persistent que par de petites populations isolées, il arrive que certaines se révèlent nuisibles à l’environnement dans lequel elles ont pris place. Les populations croissent alors, parfois très rapidement, comme dans le cas du frelon asiatique, se répandent et entrent en compétition avec les espèces indigènes, mettant en péril l’écosystème qui avait prévalu jusqu’alors et qui s’était formé sur un cycle long.

Un phénomène qui s’accélère

Le phénomène des espèces exotiques envahissantes a pris une ampleur sans précédent, au cours des cinquante dernières années. Celui-ci a cru à la faveur de l'augmentation massive des échanges internationaux et du changement climatique. C’est ainsi que le premier rapport d'évaluation mondiale sur la biodiversité publié le 6 mai dernier par l'IPBES (l'Instance scientifique et politique mondiale chargée de fournir aux décideurs les meilleurs éléments probants disponibles concernant la nature, à l'instar du GIEC pour le climat), les espèces exotiques envahissantes « ont augmenté d'environ 70 % depuis 1970 dans les 21 pays qui ont présenté des données détaillées ». Ces invasions se multiplient, entraînant des dégâts colossaux sur les plans écologique, sanitaire et économique.

Un grand danger pour la biodiversité

Les scientifiques estiment que les espèces exotiques envahissantes constituent la deuxième cause actuelle d'extinction des espèces, après la dégradation et la destruction des habitats naturels. Elles représentent également la deuxième plus forte menace sur le devenir de la biodiversité terrestre. Quant au coût économique, il est pharaonique, selon les premières estimations de l’équipe de Franck Courchamp, du laboratoire Ecologie, Systématique & Evolution, dont le résultat devrait bientôt paraître dans la revue Nature. Pour les seuls insectes, il serait déjà question de plus de 70 milliards d’euros par an…

Quelles espèces ?

Parmi la longue liste d’espèces de plantes invasives, nous pouvons citer le mimosa des fleuristes (Acacia dealbata), qui est originaire d’Australie et de Nouvelle-Zélande, et considéré comme invasif en Europe, en Afrique du Sud, au Chili, en Californie, en Inde et à Madagascar. Cet arbre entre en compétition avec la végétation indigène et modifie notamment l’hydrologie. En résulte une diminution de la production forestière, et l’arbre peut en outre provoquer des allergies.

L’ailante glanduleux (Alianthus altissima), originaire de la Chine, est considéré comme invasif en Europe, en Afrique, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Australie. Il entre en compétition avec la végétation indigène, causant des effets allélopathiques. Il peut en outre provoquer des dermatites et des myocardites.

Quelles solutions ?

Etonnamment, alors que les enjeux sont considérables, en matière d’écologie, d’économie et de santé publique, les pouvoir publics ne semblent pas les prendre au sérieux. Ils ne prennent en tout cas pas les moyens qu’il faudrait pour endiguer ce phénomène et le combattre. En Europe, seulement une cinquantaine d’espèces est interdite, alors que la liste devrait en répertorier plusieurs centaines, voire plusieurs milliers. Une fois l’espèce envahissante installée, il est quasiment impossible de s’en débarrasser, c’est pourquoi il faut l’empêcher de passer la frontière. Pour cela, il faut d’abord l’identifier. C’est tout le travail de « profilage » qu’a réalisé l’équipe de l’écologue Franck Courchamp du laboratoire Ecologie, Systématique & Evolution.

A défaut de pouvoir effectuer un retour en arrière, nous pouvons toujours empêcher les espèces envahissantes de propager leur nocivité sous nos contrées.

 

Lignende produkter
When it comes to sequestering carbon in the forest, all trees are efficient!
When it comes to sequestering carbon in the forest, all trees are efficient!

Some people wonder whether it's better to focus on old-growth trees in a forest or to cultivate young plants. Others wonder about the opportunities to invest in an existing forest or in agricultural land to be reforested. Which system absorbs the most carbon and, in turn, will do the planet the most good?

Læs mere

A Successful Breakthrough for EcoTree!
A Successful Breakthrough for EcoTree!

New fundraising, the beginning of the international expansion, a strengthened and growing team with a new structure… Summed up, a new chapter of the EcoTree adventure has commenced. And much has happened since the beginning three years ago.

Læs mere

Does Hardwood Need Softwood to Survive?
Does Hardwood Need Softwood to Survive?

Why oppose tree species when we know that they contribute to the economic function of the forest, which is essential for its survival? Faced with the many questions that arise from this subject, EcoTree has decided to clarify.

Læs mere

EcoTree: Who we are and who we are not
EcoTree: Who we are and who we are not

Every day, we are committed to responding to the many comments we receive on social networks. There are congratulations and encouragement, which warm our hearts; and then, from time to time, there is also criticism. Some are justified and help us grow. Others sometimes seem unfair to us. But we want to answer them by stating here what we are and what we are not.

Læs mere

EcoTrees tjenester og garantier

Sikker betaling

Sikker betaling
Stripe - SEPA (€)

Kundeservice

Kundeservice
Tilfredshed eller pengene retur 24/7

EcoTree og AMF

EcoTree og AMF
EcoTree er registreret ved det franske finanstilsyn (AMF: "Autorité des Marchés Financiers") under nummer D-18-01

Et 100% europæisk firma

Et 100% europæisk firma
Støt en ung startup, og bidrag til jobskabelse