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Faut-il des « forêts urbaines » à Paris ?

Faut-il des « forêts urbaines » à Paris ?

L’annonce de Mme Hidalgo a réjoui certains, fait grincer des dents à d’autres, et surpris la plupart. En pleine canicule, songer que de petits ilots de forêts pourraient rafraîchir les Parisiens est tout à fait de circonstance. Mais des voix s’élèvent : les arbres seraient maltraités dans les villes et n’y auraient pas leur place. La ville de Paris bétonnerait plus qu’elle ne plante d’arbres. Alors, ne faut-il rien faire ?

« Dépourvue de grands parcs intra-muros, Paris affiche un ratio de nature par habitant inférieur de moitié aux 10 mètres carrés prescrits par l’Organisation mondiale de la santé », nous informe un article du Monde. Il est vrai qu’à côté d’autres capitales comme Washington, Stockholm ou Berlin, Paris est un peu dépourvue de verdure. Or, les arbres, nous le savons, fixent le CO2 et absorbent les particules fines. Les arbres apportent de la fraîcheur, par le phénomène d’évapotranspiration et régulent les températures. Là où se trouvent des arbres, la biodiversité, donc la vie, se multiplie. Vivent les arbres, bien sûr !

Les arbres ont-ils leur place en ville ?

Mais certains sont vent debout contre cette idée de la mairie de Paris. C’est ainsi qu’on peut lire sous la plume d’Alain Sarfati un réquisitoire contre cette fausse bonne idée et ce nouvel oxymore qu’est, à ses yeux, la forêt urbaine. Les arguments sont les suivants : si comme le prévoit le GIEC, nous souffrirons des hausses de température à 50°C d’ici à 2050, ce ne sont pas quelques ilots d’arbres qui feront réellement baisser les températures. Car, il estime qu’il est abusif de parler de forêts urbaines, pour quelques dizaines ou centaines d’arbres plantés dans des pots et qui, en outre, subissent de mauvais traitements.

Il estime par ailleurs qu’il faut bien détester la ville et son architecture pour vouloir y planter des arbres qui cacheront les façades et détruiront les lignes harmonieuses et les panoramas. Mme Hidalgo veut planter une « forêt urbaine » sur le parvis de l’Hôtel de Ville ou derrière l’Opéra Garnier. Or, insiste Alain Sarfati, l’avenue de l’Opéra est la seule de Paris à n’avoir pas d’arbres pour que l’on puisse contempler de loin la façade du bâtiment. Il en serait de même de l’Hôtel de ville.

Ne faudrait-il pas mieux traiter la nature qui existe ?

Dans Le Monde, le journaliste s’interroge. Si l’équipe d’Anne Hidalgo pourra, au terme de la mandature, se targuer d’avoir planté 20 000 nouveaux arbres dans la ville et d’en avoir remplacé 200 000, les associations écologistes critiquent la manière de faire. « La ville ne cesse d’artificialiser les sols, de les imperméabiliser et d’y insérer des arbres en pot qui peinent à se développer entre béton et bitume, leurs racines emprisonnées dans des fosses de 12 mètres cubes. Paris deviendrait ainsi la championne d’une nature hors sol, toitures végétalisées et arbres « jetables » qu’il faut remplacer régulièrement et qui ont peu de chances de rendre les mêmes services écologiques que des arbres en pleine terre. »

D’un côté, l’on planterait des arbres qui n’auraient pas l’espace nécessaire pour se développer et d’un autre, on vendrait toujours plus de terres à bétonner. Les associations parlent d’une déforestation à Paris. Il est certain qu’il vaut mieux, dans tous les cas, traiter les arbres qui sont déjà plantés de la meilleure manière possible plutôt que de planter là où ils ne pourront pas pousser. Sans doute, certains quartiers sont faits pour accueillir des ilots de verdure et d’autres non. Mais dans tous les cas, les arbres ne peuvent pas, eux, faire de mal à l’air parisien.

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