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EcoTree : ce que nous ne sommes pas, ce que nous sommes !

EcoTree : ce que nous ne sommes pas, ce que nous sommes !

Chaque jour, nous avons à cœur de répondre aux multiples sollicitations sur les réseaux sociaux. Il y a les félicitations, les encouragements, qui nous vont droit au cœur ; et puis aussi, de temps à autre, les critiques. Certaines sont justifiées et nous aident à grandir. D’autres nous paraissent parfois injustes. Mais nous tenons à y répondre en exposant ici ce que nous ne sommes pas et ce que nous sommes.

Nous ne financiarisons pas la forêt

EcoTree ne financiarise pas la forêt. EcoTree ne promeut aucune forme de spéculation, et si EcoTree promet une forme de rente, c’est celle que la nature a toujours offerte aux hommes, au moins depuis le Néolithique. Notre métier est simple : c’est celui de forestier. Il consiste à faire fructifier un bien naturel qui peut être utile au plus grand nombre. Il n’y a là aucune place à la spéculation sous la moindre forme car, en l’occurrence, nous avons en charge la gestion de forêts privées (qui composent 75% de la forêt française. Seulement 25% de la forêt est publique et gérée par l’ONF) et on ne spécule pas sur la pousse d’un arbre. Un arbre est semé, planté ou germe naturellement, le temps de sa croissance est incompressible, dépendant uniquement du climat, de la richesse de la terre dans laquelle il pousse, et du travail quotidien d’entretien. Lorsqu’il est à maturité, il est abattu pour laisser place aux nouvelles générations, qui à leur tour, etc. « Si le grain ne meurt, il ne portera aucun fruit. »

Nous récoltons et partageons ses fruits

Bien entendu, un arbre abattu est vendu pour un prix qui dépend de son essence, de sa taille, de son aspect, de la demande du marché. Y aurait-il là matière à redire ? Est-ce que l’on reproche au maraîcher de vivre du fruit de sa production ? Reproche-t-on à l’éleveur de vendre ses bêtes pour pouvoir acheter du grain, du foin, soigner ses autres bêtes, en un mot faire tourner sa boutique et, quand il le peut, se verser un salaire décent ? Nous ne financiarisons pas la forêt, mais tâchons d’associer le plus grand nombre à son accroissement, à son épanouissement et, au bout du compte, aux fruits qu’elle rapporte, car cela nous semble essentiel, pour ne pas dire vital.

Nous rendons à chacun ce qui lui est dû

Pour forestiers que nous sommes, nous aurions pu choisir de rester dans notre coin, de ne pas solliciter le corps social et de faire tout aussi consciencieusement notre métier, au service de la nature et en récoltant les fruits qu’elle produit. Mais pourquoi un patrimoine commun, essentiel à la vie de chacun, devrait rester l’apanage de quelques-uns ? N’avons-nous pas tous intérêt à ce que nos forêts soient belles et qu’elles réalisent leur office écologique ? Pourquoi ne pas nous y mettre tous ?

La philanthropie ne suffit pas pour assurer la transition écologique

Nous entendons ceux qui voudraient inscrire la sauvegarde de la forêt uniquement dans une perspective philanthropique. Et c’est tout à leur honneur. Mais ne nous leurrons pas, la philanthropie, pour essentielle qu’elle soit, ne peut suffire à elle-même à conduire la transition écologique à laquelle nous sommes appelés. Beaucoup de citoyens n’ont désormais plus les moyens de parrainer les actions qu’ils cautionnent tant le pouvoir d’achat s’est réduit. Il en est de même pour l’entreprise qui ne peut se départir de sa logique économique, au risque d’aliéner l’objet de son existence et donc sa survie - avec des conséquences dramatiques et pour premières victimes les salariés.

On peut faire un don, mais aussi recevoir

Et puis disons le tout de go, que l’arbre soit financé de manière philanthropique ou non, il appartient nécessairement à quelqu’un (l’ONF, à un groupement forestier, à une personne physique) qui en a la propriété et donc les fruits qu’il produit. Certains appellent au don et au supplément d’âme philanthropique mais ne partagent pas les fruits. EcoTree a choisi de ne pas verser dans cet égoïsme et d’être un acteur de la redistribution. Vu ainsi, l’initiative ne s’inscrit pas dans le principe du capitalisme dénoncé par Karl Marx (produire toujours plus de capital, soit de la richesse fictive sans s’embarrasser des moyens) mais au contraire dans la logique presque archaïque du don telle qu’énoncée par Marcel Mauss : donner, rendre, recevoir. Et ce faisant, le développement durable est mis en action et récompensé. 

Nous entretenons les forêts dans l’intérêt de tous

Il faut tordre le cou à une idée fausse, à un mythe urbain qui provient généralement de la part d’une partie de la population qui ne connaît que la vie citadine : la forêt ne pousse pas toute seule. Cela peut sembler une évidence, mais une forêt s’entretient. La forêt a besoin de l’homme qui accompagne son travail mais ne se substitue pas à elle. Comme la cigogne a besoin de l'homme pour établir son nid sur un toit de maison. Comme l’humain s’adjoint le service de la médecine, renonçant par là même à la radicale naturalité qui le définirait pourtant au départ. Depuis près de mille ans, les forêts françaises sont entretenues par des hommes et des femmes ; et régies par des édits, des lois. Lorsque la France est prospère, ses forêts sont prospères. Et quand une forêt est exploitée, elle échappe à l’appétit de l’urbanisation. Aujourd’hui, nous avons atteint un seuil d’afforestation comparable à celui de la fin du Moyen-Age, mais c’est au prix d’une volonté d’abord publique, aujourd’hui également privée (rappelons que 75% de la forêt française est privée). Rien n’est jamais acquis dans ces espaces où la vie se déploie, se féconde et s’engendre. Protéger les arbres des attaques de microbes ou de champignons, d’insectes xylophages ou des coups répétés du gros gibier, cela a un coût. Planter une nouvelle forêt après une tempête ravageuse, ou tout simplement éclaircir, cela a un coût. C’est pour cela que nous proposons à ceux qui le veulent d’associer leurs efforts aux nôtres afin que nos enfants puissent en récolter les fruits.

Pour conclure

En définitive, le monde ne se divise pas en vertueux aux mains propres d’un côté, en exploiteurs sans scrupule de la Terre et des hommes de l’autre. « Le kantisme a les mains pures ; par malheur, il n'a pas de mains », écrivait Charles Péguy. Entreprendre, c’est se servir de ses mains, non pour assouvir son ambition personnelle mais pour contribuer au développement commun. Nous nous honorons de mettre les mains dans la terre, car la terre, si elle marque, ne salit pas.

 

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